Quand tu viens chez nous, Marianne

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Quand tu viens chez nous, Marianne

(Poème à ma petite fille)

Quand tu viens chez nous, Marianne, tu es comme un des soleils que nous avons vus se lever sur le désert égyptien. Jamais plus nous ne reverrons ces soleils majestueux et envoûtants.

Quand tu viens chez nous, Marianne, c’est comme le matin quand le geai bleu vient ramasser les grains de pain laissés par les moineaux et que nous, nous restons là, béats d’admiration.

Quand tu viens chez nous, Marianne, c’est toute notre maison qui se retrouve rajeunie par tes babillages, ton sourire et ton minois.

Quand tu viens chez nous, Marianne, l’air du temps se fait joyeux et rieur; la porte ne raille plus, elle chante; le plancher ne craque plus, il ronronne; le téléphone ne sonne plus, il roucoule.

Quand tu viens chez nous, Marianne, c’est tout un jardin qui s’étend dans la maison, jardin renfermant des jouets, des toutous et ta figure si mignonne.

Bien des gens paieraient pour faire le voyage que tu nous proposes par ta présence; et pourtant, nous ne bougeons pas de cette maison transformée en tête d’enfant avec deux fenêtres qui jouent des prunelles et une porte d’entrée faisant un sourire aux voisins.

Michel Labelle
27 janvier 2005.