L'importance de l'achat chez nous

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Par Georges Pagé

Pourquoi faut-il préférer l’achat chez nous ? Acheter chez nous, c’est mettre nos propres ressources à contribution pour tirer tout le parti possible de la quantité de richesses de notre milieu. Cette expression sous-entend qu’une même opération d’achat pourra donner lieu à des retombées économiques bien différentes.

Voyons ce que peut-être un achat chez nous peu rentable. J’achète, chez Métro, des craquelins « Vital » de Leclerc fabriqués aux États-Unis. Résultat : j’ai bien mangé sans doute, mais je dois aussi constater que c’est une toute petite partie du montant payé qui a servi à rémunérer le vendeur, ici Métro ; tout le reste de la somme est allé enrichir des personnes hors du Québec.

Montons d’un cran. Choisissons un exemple d’achat chez nous un peu plus rentable. J’ai besoin de changer les pneus de mon auto. Je me rends au garage voisin et je me procure des pneus Good Year fabriqués à Valleyfield. J’ai agi d’une manière plus efficace que précédemment : une partie importante de la facture a rémunéré le garage et l’usine de fabrication de pneus du Québec. Mais une partie de l’argent est allée à l’extérieur de notre province, car Good Year est la propriété de personnes qui travaillent à l’extérieur du Québec. Ce dernier exemple ne doit pas nous faire oublier que les employés de l’usine Good Year sont en général beaucoup mieux payés que les vendeurs de chez Métro.

Voici maintenant un bel exemple de rentabilité maximale de l’achat chez nous. Je retourne chez Métro et, cette fois, j’achète du fromage connu sous le nom de « Ciel de Charlevoix ». Je viens d’utiliser mon argent d’une façon idéale : tous mes sous sont demeurés au Québec, participant ainsi à l’emploi et à l’innovation économique. Le « Ciel de Charlevoix » est fabriqué par des Québécois qui en sont aussi les propriétaires.

D’où l’importance, lors de l’achat, de considérer la situation du vendeur, l’appartenance de la chose et celle du lieu de sa fabrication. Dans ce contexte, l’achat chez nous ne doit pas être automatique. Il serait contre-productif de choisir un objet spécifique pour la seule et unique raison qu’il est fabriqué au Québec, si je peux me procurer l’objet identique, importé, vendu à moitié prix.

C’est dans ce contexte que l’étude dernièrement produite par Protégez-vous1 , intitulée « made in Québec », prend tout son sens. Par exemple, le détaillant Métro est, à ce jour, majoritairement propriété québécoise2 . Chez les quincailliers, Rona est également québécois à part entière, ce qui n’a pas toujours été le cas pour Réno Dépôt. Ne perdons pas de vue qu’une société, dont le nom est enregistré, peut changer de propriétaire sans changer de nom pour autant.

Mais comment savoir si un produit est fabriqué au Québec ? Il est impossible de connaître l’origine de tous les produits vendus dans notre société. Notre loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation n’obligent pas les fabricants à indiquer d’où proviennent les produits; seuls le nom et l’adresse du détaillant, fabricant ou importateur sont obligatoires.

 Le tableau ci-après constitue une bonne source d’informations pour connaître la provenance des produits de consommation.

Pour s’informer sur l’origine des produits

Domaines de besoins

Sources de données

Adresse Internet

Numéros de téléphone

Alimentation

Aliments du Québec

www.alimentsduquebec.com

450 679-2244

Télécopie :
450 463-5221

Produits biologiques

http://www.caaq.org/accueil.asp

514 864-8999

Télécopie :
514 873-2580

Transformateurs

http://www.transformationalimentairequebec.com/prod-que.asp

514 873-4147

Meubles

Fabricants (QC)

http://www.afmq.com/default.aspx?page=54

514 866-3631

Télécopie :
514 871-9900

Vêtements

Sociétés3 (QC)

http://www.montrealcollections.com/

1 866 844-4181

poste 205

QC-autres?

Registraire d’entreprises

http://www.registreentreprises.gouv.qc.ca/fr/default.aspx

1 888 291-4443

 

Contrairement à nos impressions, les gouvernements ne sont pas démunis face à la mondialisation. Nous possédons des matières premières, il faut en monnayer les avantages à leurs justes valeurs. Cela doit se faire aujourd’hui, plus que jamais, dans la transparence. L’information et l’éducation sont enfin la pierre d’assise de l’achat chez nous !

Georges Pagé, responsable du Comité d’action sociopolitique

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1Il s’agit de la copie papier du périodique http://www.protegez-vous.qc.ca/ ; celle du mois de mai 2007.

2Voir le site toile : www.lesaffaires.com , appuyer sur l’item « listes » où se trouve « les 500 au Québec »voir le site toile : www.lesaffaires.com , appuyer sur l’item « listes » où se trouve « les 500 au Québec ».

3Un secteur dans la tourmente mondialiste. Le défi : se trouver une « niche » industrielle. Il y en a qui réussissent. Voir note 1.

[juin 2007]