Action sociopolitique

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Coresponsables : Viviane Lacroix & Louise Cossette

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Plan d'action municipal pour les personnes aînées 2018-2020
Montréal, métropole à l’image des personnes aînées

Le 15 juin 2018, Montréal lançait son plan d’action municipal pour les aînés. Ce plan d’action est le fruit d’une démarche consultative réalisée de janvier à mars 2018 à l’aide d’un sondage en ligne et de rencontres tenues dans divers secteurs de la ville. En tout, 2346 personnes, dont plusieurs membres de l’AREQ, ont participé à la consultation.

Ce plan d’action, fait de 4 grands axes, comprend une quarantaine d’actions.

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Le premier axe vise à faire de Montréal un milieu de vie où il sera possible de se déplacer plus facilement et de façon plus sécuritaire;

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Le deuxième axe porte sur la cohésion sociale à l’aide de mesures visant à combattre l’exclusion et la maltraitance;

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Le troisième axe favorise la participation des citoyennes et citoyens aînés dans les travaux de la ville en revoyant les processus de nomination pour avoir une juste représentation en termes d’âge;

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Le dernier axe vise à placer la population aînée au cœur des échanges entre l’administration municipale et ses partenaires.

Voici quelques-unes des actions qui seront entreprises :

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Faire des représentations pour l’étude de modèles de tarification sociale du transport en commun;

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Améliorer l’offre résidentielle en offrant plus de logements abordables aux personnes aînées;

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Réviser les critères d’installation des feux pour piétons à décompte numérique;

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Lancer des campagnes de sensibilisation à la sécurité routière;

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Partager et valoriser la mémoire et l’histoire des personnes aînées.

Vous désirez en savoir davantage?

Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder au document PDF de 40 pages :

http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/d_social_fr/media/documents/plan_action_municipal_aines_2018_2020.pdf

À l’automne 2019, la Ville de Montréal rendra compte de la mise en œuvre opérationnelle de ses actions lors d’une rencontre en assemblée publique. Soyons vigilants!

[septembre 2018]

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La rémunération des médecins au Québec :
un problème auquel il faut s’attaquer
par Viviane Lacroix, responsable régionale du comité de l'action sociopolitique

Au cours du mois de février 2018, nous avons vécu l’annonce de l’augmentation de la rémunération des médecins spécialistes avec indignation. Pourquoi verse-t-on autant d’argent à une catégorie de personnel de la santé? Pourquoi les médecins reçoivent-ils huit fois le salaire moyen d’un Québécois?

Un texte de Guillaume Hébert, chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), publié dans le magazine Quoi de neuf de l’automne 2017, nous permet de faire un retour historique sur la rémunération des médecins. Contrairement aux autres travailleurs du domaine de la santé, employés de l’état, les médecins obtiennent le statut de travailleurs autonomes, mais envoient leur note d’honoraires à un seul client, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). De plus, le droit d’incorporation, obtenu en 2007, leur permet de réduire leur niveau d’imposition et diminue d’autant les revenus du gouvernement.

La rémunération des médecins représente 21 % du budget de la santé et des services sociaux, lequel constitue 38 % des dépenses de l’État québécois. La rémunération à l’acte amène les médecins à encourager leurs patients à consommer plus de soins, entraîne des coûts de gestion importants et n’incite pas les médecins à déléguer des actes à d’autres professionnels de la santé.

Compte tenu de cette situation, le Conseil d’administration de l’AREQ a décidé de lancer une pétition sur la rémunération des médecins laquelle a été déposée à l’Assemblée nationale au début de mars. La présentation de cette pétition a été faite par Mme Diane Lamarre, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, en matière de soutien à domicile et porte-parole de l’opposition officielle pour la Régie de l’assurance maladie du Québec.

Dans cette pétition, l’AREQ demande au gouvernement du Québec de revoir les modes de rémunération des médecins afin de réduire la part du budget du gouvernement consacrée à cette rémunération tout en permettant d’assurer un meilleur accès aux services de santé et services sociaux pour l’ensemble de la population.

Les personnes responsables sectorielles de l’action sociopolitique vous inviteront à signer cette pétition, soit en version papier soit en version électronique, durant les mois de mars, avril et mai prochains. D’autres modes de rémunération sont possibles. L’AREQ compte sur vous.

[avril 2018]

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Informations sur les directives médicales anticipées
en prévision de l'inaptitude à consentir à des soins

par Pauline Bessette

Description

Les directives médicales anticipées sont nos dernières volontés quant aux soins de fin de vie que nous désirons recevoir si nous devenons inaptes à consentir à ces soins, selon les exigences requises. Nous pouvons les faire connaître dès à présent pour qu’elles soient consignées dans un registre provincial mis à la disposition des hôpitaux et des médecins. Elles permettront de faire des choix moins déchirants et éviteront d'éventuelles chicanes de famille.

Informations tirées du texte provincial :

« Directives anticipées en cas d'inaptitude à consentir à des soins » de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). « Adoptée par l'Assemblée nationale du Québec en juin 2014, et mise en vigueur en décembre 2015, la Loi concernant les soins de fin de vie met en place le régime des directives médicales anticipées. Les directives médicales anticipées sont une forme d’expression des volontés en prévision de l’inaptitude à consentir à des soins qui découlent de la Loi concernant les soins de fin de vie.

Vous pouvez exprimer vos directives par acte notarié ou à l’aide du formulaire de la RAMQ.

Formulaire à remplir :

     Directives médicales anticipées en cas d’inaptitude à consentir à des soins

Après réflexion sur vos valeurs de vie et discussions avec vos proches, remplissez le formulaire et faites-le signer par 2 témoins majeurs (amis, connaissances). Dès que vous enverrez le formulaire à la RAMQ, il sera numérisé et déposé dans la base de données du registre provincial des directives médicales anticipées, et deviendra accessible aux professionnels de la santé sur les ordinateurs des hôpitaux. En tout temps, il vous est possible de modifier ou de révoquer les volontés exprimées dans ces directives médicales anticipées. Cette démarche est gratuite.

Procédure pour obtenir le formulaire sur Internet :
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Allez à : http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/Pages/accueil.aspx

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Dans la colonne Citoyens cliquez sur Services en ligne et formulaires.

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Dans la colonne Volontés cliquez sur Directives médicales anticipées en cas d’inaptitude à consentir à des soins – téléchargement du formulaire.

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Ayez en main votre code d’utilisateur et votre mot de passe clicSÉQUR (voir votre déclaration de revenu du Québec) et cliquez sur Commencer.

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Suivez les instructions pour vous authentifier ou pour créer un compte en tant que nouvel utilisateur.

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Imprimez et remplissez le formulaire; paraphez chaque page; datez et signez.
Faites parvenir le formulaire à la Régie de l'assurance maladie du Québec.

En plus d’en conserver une copie, prenez soin d’en remettre une à un proche et à votre médecin. Pour d'autres informations, allez sur le site suivant : http://sante.gouv.qc.ca/programmes-et-mesures-daide/

[avril 2018]

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Le racisme systémique1, qu’est-ce que c’est?
par Viviane Lacroix

Comme sans doute plusieurs d’entre vous, je m’interrogeais sur le racisme systémique… Je me suis dit que je devais m’informer pour comprendre.

Le gouvernement libéral de M. Couillard avait chargé la Commission des droits de la personne de faire une enquête sur le racisme systémique. Mais avec le remaniement ministériel, le nouveau ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’inclusion, David Heurtel, a retiré ce mandat à la Commission des droits de la personne pour ne tenir qu’une journée de Forum.

Je me suis donc tournée vers la Ligue des droits et libertés qui a publié une brochure explicative sur le racisme systémique2. On y apprend d’abord que le racisme est un système d’oppression qui favorise nécessairement un groupe et qui défavorise les groupes racisés. Le racisme et le sexisme en sont des héritages. Si nous voulons le changer, nous devons le comprendre.

Au cours de l’histoire, il y a eu différents exemples de domination d’une société sur l’autre. La société dominante a élaboré des théories principalement pour imposer la suprématie blanche et justifier la conquête impérialiste de l’Occident chrétien. On en trouve des traces dans notre conception du monde : rapport blanc vis-à-vis non-blanc, persistance des inégalités entre les pays du Nord et ceux du Sud, domination sur les peuples autochtones.

Les chercheurs qui travaillent sur cette question définissent le racisme comme « …un ensemble de structures, d’actions et de croyances économiques, politiques et culturelles qui systématisent et perpétuent la répartition inégale des privilèges, des ressources et du pouvoir… »3.

Les droits humains sont interdépendants. Le racisme systémique engendre pour les personnes racisées des inégalités dans tous les domaines et porte ainsi atteinte à leurs droits. Toute organisation devrait examiner son fonctionnement, ses règles et ses pratiques pour déterminer celles qui contiennent de la discrimination et corriger ce qui peut engendrer ces inégalités.

Nous devons être proactifs dans la lutte contre le racisme. Il s’agit d’une lutte pour le respect des droits humains.

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1Le racisme systémique, ou racisme institutionnel est une forme de discrimination qui s’exprime par le traitement inégalitaire d’individus racisés par une société et ses institutions.

http://www.rcinet.ca/fr/2017/10/05/parti-liberal-enquete-racisme-systemique-proces-des-quebecois/

2Le racisme systémique… Parlons-en!

http://liguedesdroits.ca/wp-content/fichiers/ldl_brochure_racisme_final_20170905.pdf

3Hilliard, A. (1992), Racism : Its origins and how it works

[décembre 2017]

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Pourquoi le gouvernement se désengage-t-il?
par Viviane Lacroix

Lors du dernier congrès de l’AREQ en mai dernier, nous avons eu la chance d’assister à une conférence d’Erik Bouchard-Boulianne, économiste à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Le sujet de sa présentation : Les grandes tendances face au désengagement de l’État. M. Bouchard-Boulianne a présenté le rôle de l’État, puis s’est demandé s’il y avait un désengagement de l’État dans le monde, en particulier au Québec. Pour conclure, il nous a éveillés à la remise en question actuelle des régimes de retraite.

Le rôle de l’État

Le rôle de l’État est très variable selon les époques. Dans les démocraties, ce sont les citoyens qui décident du rôle de l’État pour travailler à la mise en commun des ressources en vue d’objectifs collectifs. En effet, l’État s’occupe des services publics, des fonctions régaliennes et de l’État-providence avec un système public de santé et d’éducation, l’assurance-chômage ainsi que le soutien financier aux aînés et l’aide sociale.

Aujourd’hui au Québec, l’État représente environ 37,6 % de l’économie contre 26 % aux États-Unis et 45,5 % en France.

Ce rôle de l’État apporte les bienfaits suivants : diminution des écarts de richesse, création d’une classe moyenne, régulation de l’activité économique, soutien dans les moments difficiles.

Est-ce que l’État se désengage vraiment?

Depuis 2010, il existe une volonté claire de réduire le poids des dépenses publiques par des compressions et des restrictions budgétaires. Cela permet d’engranger des surplus importants, de réduire les impôts et de hausser les versements au Fonds des générations. Dans le monde, le désengagement de l’État date des années 1980, mais il s’est accentué depuis les années 2000. Chez nous, le désengagement est moindre qu’ailleurs au Canada. Cette réduction des revenus de 2,3 points de pourcentage représente un manque à gagner d’environ 9 milliards lesquels, si on les avait, pourraient être affectés à des programmes et services.

Quel niveau de gouvernement est responsable du désengagement?

Dans le but d’équilibrer son budget, le gouvernement fédéral réduit ses transferts aux provinces. Il diminue ensuite les impôts et la taxe sur les produits et services (TPS). De son côté, le gouvernement du Québec réduit aussi l’impôt des particuliers et des entreprises à compter du début 2000; en contrepartie, il hausse la taxe de vente du Québec (TVQ), diminuant ainsi les revenus fiscaux globaux. La réduction de l’imposition des particuliers et des entreprises est une tendance généralisée dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce désengagement de l’État a eu des impacts variables sur ses différentes missions qui ont toutes subi des contraintes financières.

Désengagement face aux régimes de retraite

On assiste actuellement à une remise en question des régimes de retraite.

Pour le Régime des rentes du Québec (RRQ), il y a consensus sur la nécessité de bonifier le régime public qui couvre actuellement 25 % du revenu. Mais le gouvernement du Québec tergiverse pour ne pas prendre cette mesure.

Quant aux régimes des travailleurs du secteur public (Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics - RREGOP et Régime de retraite du personnel d'encadrement - RRPE), il y a eu des attaques lors de la dernière négociation : âge de la retraite, réduction actuarielle et salaire moyen ainsi que gel du régime pour les personnes retraitées. Il en a été de même pour les régimes de retraite du secteur municipal et du personnel des universités.

En ce qui concerne les régimes privés de retraites et les régimes à prestations déterminées, ceux-ci se transforment lentement en régimes à cotisations déterminées. On transfère ainsi le risque des rendements financiers des employeurs aux employés.

En conclusion, M. Bouchard-Boulianne affirme qu’un certain désengagement de l’État s’est fait, cependant moins important qu’ailleurs au Canada et dans le monde. Nous avons connu trois périodes de désengagement : le déficit zéro de Lucien Bouchard, le projet de réingénierie de l’État de Jean Charest et les mesures d’austérité du gouvernement Couillard.

Malgré ces attaques, nous avons réussi à contenir et mettre en place des programmes importants : services de garde, régime de congés parentaux et équité salariale.

Parce que les réductions d’impôt sont dommageables, la mobilisation demeure primordiale.

[septembre 2017]

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Soins à domicile : l'état de la situation
par Viviane Lacroix

L’automne dernier nous vous avions demandé de faire connaître votre opinion sur les soins à domicile à l’aide d’un sondage. Ce questionnaire avait été envoyé à tous les responsables sectoriels du CASP (comité d’action sociopolitique) et du CCF (comité de la condition des femmes) de l’île de Montréal. Dix-huit personnes de la région ont répondu. Ce sondage nous a révélé que les services en matière de soins à domicile étaient relativement faciles à obtenir. Cependant, les délais pour les recevoir auraient augmenté et des coûts auraient été ajoutés.

Au Québec, il existe trois types de besoins et services :

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soins et services professionnels (infirmiers, nutritionnistes, ergothérapeutes…);

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activités de la vie domestique (ménage, courses, prise de médicaments…);

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activités de la vie quotidienne (se laver, s’habiller, manger).

Ce sont le réseau public de santé, les entreprises d’économie sociale, les organismes communautaires ou le secteur privé qui offrent ces services. Seul le réseau public les offre gratuitement.

L’AREQ a constaté ce qui suit :

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le nombre d’heures de service à domicile offert est inférieur au nombre d’heures requis;

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il existe des disparités régionales importantes;

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les délais d’attente risquent d’augmenter l’épuisement chez les proches aidants.

De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec encourage le transfert des services publics vers les entreprises d’économie sociale et les entreprises privées.

Dans le cas des Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), on constate qu’il existe un alourdissement de la clientèle, que les soins d’hygiène sont déficients et que le manque de personnel entraîne un accroissement de la charge de travail. C’est pourquoi la vigilance s’impose pour qu’en situation de perte d’autonomie, les aînés aient un milieu de vie décent.

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Ce texte a été inspiré par un écrit de Jocelyne Larocque du secteur Au pied du courant et par l’exposé de Ginette Plamondon, conseillère au dossier de l’action sociopolitique et de la condition des femmes dans un document intitulé :
« Perte d’autonomie et milieu de vie ».

[avril 2017]

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Lire aussi...
Vous trouverez ci-dessous des articles écrits par les responsables du comité d'action sociopolitique, au cours des dernières années.
Santé Loi québécoise no 52 « Mourir dans la dignité » avril 2016
Les frais accessoires avril 2015
Le Québec est-il prêt pour un régime universel de médicaments? déc. 2013
Où trouver l’information crédible sur la santé, sur Internet? déc. 2012
L’assurance-autonomie : une solution? sept. 2012
     
Consommation L’achat local : un lexique à s’approprier avril 2014
L’achat responsable, est-ce possible? avril 2013
L'importance de l'achat chez nous juin 2007
     
Retraite Retraité, mais toujours citoyen avril 2013
Les régimes de retraite déc. 2012
     
Société La maltraitance envers les personnes aînées déc. 2016
Un salaire minimum à 15 $ sept. 2016
Le mode de scrutin fédéral - Et puis après? déc. 2015
La fiscalité québécoise. Où en sommes-nous? sept. 2015
Le Plan d’action municipal pour les aînés, de quoi s’agit-il? sept. 2013
Mémoire de l'AREQ sur les accommodements dans l’administration gouvernementale mai 2010
Qui suis-je : un consommateur, un investisseur, un citoyen? sept. 2008
La démocratie : une valeur importante? sept.2007
La productivité pour un niveau de vie ou l’inverse? sept. 2006
Des valeurs citoyennes sept. 2005