La marche mondiale des femmes

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La marche mondiale des femmes en résumé

Changer la vie des femmes pour changer le monde

Née en 1998 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, la Marche mondiale des femmes (MMF) rallie des milliers de groupes et plus de 70 coordinations nationales sur les cinq continents. Passant d’un événement international d’envergure, la Marche mondiale des femmes en l’an 2000, elle est devenue un mouvement d’action féministe irréversible et incontournable.

La Marche mondiale des femmes est un mouvement mondial d’actions féministes rassemblant des groupes et des organisations de la base œuvrant pour éliminer les causes à l’origine de la pauvreté et de la violence envers les femmes. Nous luttons contre toutes les formes d’inégalités et de discriminations vécues par les femmes. Nos valeurs et nos actions visent un changement politique, économique et social. Elles s’articulent autour de la mondialisation des solidarités, l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles-mêmes et entre les peuples, le respect et la reconnaissance de la diversité entre les femmes, la multiplicité de nos stratégies, la valorisation du leadership des femmes et la force des alliances entre les femmes et avec les autres mouvements sociaux progressistes.

(Tiré de « Qui nous sommes ? » du site Web international de la MMF www.marchemondialedesfemmes.org)

La MMF défend toujours les 17 revendications internationales de 2000 et lutte sur quatre champs d’action prioritaires. Elle s’est dotée, pour les actions internationales de 2005, d’une Charte mondiale des femmes pour l’humanité. La MMF en 2010 sera, après 2000 et 2005, la troisième grande année d’actions internationales du mouvement.

Les revendications québécoises

Travail des femmes : Autonomie économique des femmes
Mesures urgentes de lutte contre la pauvreté

Nous revendiquons l’augmentation du salaire minimum à 10,69 $ l’heure, afin que les personnes rémunérées au salaire minimum qui travaillent 40 heures par semaine aient un revenu annuel équivalent au seuil de faible revenu avant impôt établi par Statistique Canada pour une personne seule.

Nous revendiquons l’abolition des catégories à l’aide sociale (« apte et inapte à l’emploi »), pour lutter contre les préjugés, pour garantir à toute personne un revenu minimal qui assure la couverture des besoins vitaux dans le respect de sa dignité. Ce montant devra faire l’objet d’une indexation annuelle automatique.

Bien commun et accès aux ressources

Nous revendiquons la fin de la privatisation des services publics et du bien commun (santé, éducation, eau, énergie éolienne) et nous nous opposons à toute augmentation des tarifs de ces services.

Violence envers les femmes comme outil de contrôle du corps des femmes

Nous revendiquons que le gouvernement du Québec mette en place des mesures concrètes pour prévenir et lutter contre les violences envers les femmes, notamment l’hypersexualisation et la marchandisation du corps des femmes, en commençant par :
· légiférer en matière de pratique publicitaire ;
· mettre en place des cours spécifiques d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires et non sexistes.

Nous revendiquons que le gouvernement du Canada garantisse le droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d’avortement gratuits offerts par les réseaux publics et communautaires et le développement de nouveaux services publics dans les zones peu desservies.

Paix et démilitarisation

Nous revendiquons que le gouvernement du Québec interdise le recrutement militaire dans tous les établissements d’enseignement du Québec.

Nous revendiquons que le gouvernement du Canada retire immédiatement ses troupes de l’Afghanistan.

Droits des femmes autochtones

Nous revendiquons que le Canada signe la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et mette en œuvre les droits qui y sont contenus avec une attention particulière aux droits des femmes et des enfants autochtones.